
C'est avec quelques trains de retard - et dans l'avion pour aller à Boston lors de mon fameux périple - que j'ai découvert le merveilleux film "Coraline" la semaine dernière. Alors que les conditions de visionnage n'étaient vraiment pas optimales (écran de la taille d'un paquet de Finger), j'ai été totalement enchantée par ce long-métrage qui a la particularité d'être réalisé en stop motion, une technique méticuleuse qui implique d'animer et de filmer, image par image, des figurines de pâtes à modeler et qui a été popularisée par les films de la série de films "Wallace & Gromit".
Pour ceux qui comme moi ont gardé un souvenir émerveillé de "L'étrange Noël de Monsieur Jack", le précédent film du réalisateur de "Coraline" Henry Selick, la réussite plastique de cette oeuvre n'aura rien d'une surprise. Il y a quelque chose de vertigineux à découvrir un monde patiemment recréé en miniature, avec un sens du détail et de la poésie proprement époustouflant - d'autant plus impressionnant qu'à l'heure des prouesses de l'animation en 3D, il y a une certaine bravoure un peu dandy à faire perdurer une technique aussi artisanale que le stop-motion.
Au-delà de la prouesse technique, ce qui fait mouche ici, c'est l'immense sensibilité déployée pour brosser le portrait d'une petite fille qui a du mal à se faire entendre de ses parents et trouve refuge dans un monde imaginaire, pour le meilleur et pour le pire. Comme dans les meilleurs contes de Grimm, le récit fait se côtoyer l'horrifique et le merveilleux, le flippant et le poilant. Je n'ai pas lu la nouvelle de Neil Gaiman dont est inspiré le film, mais je connais un peu l'écriture tout en finesse de cet auteur de BD. A n'en pas douter, la délicatesse avec lequel "Coraline" trace le portrait de son héroïne lui doit beaucoup. Très beau film pour l'enfance, qui n'oublie pas de donner un joli look gothico-rock à son héroïne, cette oeuvre animée était pour moi l'amuse-bouche idéal avant de savourer le plat de résistance qui me fait saliver depuis des mois : l'adaptation par Spike Jonze du best-seller pour enfants "Max et les Maximonstres", qui devrait sortir à l'automne 2009 (la bande-annonce peut se visionner d'ores et déjà ici).
// On the plane on my way to Boston, I caught up with the latest movies. An itsy-bitsy screen wasn't probably the best way to discover the little masterpiece that is "Coraline", but nonetheless it managed to take my breath away.
Using the stop-motion technique (= filming image by image miniature clay models in order to create an animated film) that has been made popular by the "Wallace & Gromit" film series, "Coraline" is brought on by Henri Selick, previously the director of the animated classic "The Nightmare Before Christmas". A classy fellow, with a knack for capturing the fears and feasts of childhood and a visual art like none other. I'm not acquainted with the best-seller from which the movie is adapted, by I do know a little bit of Neil Gaiman, the writer at its origin. Another classy dude, very atuned to the inner workings and intricacies of the mind.
Delicate and charming, breathtakingly beautiful, "Coraline" was the perfect apetizer for my hungry self, who is starving in the awaiting of another children's book adaptation. Yes, I'm speaking of Spike Jonze's on screen version of "Where The Wild Things Are", my favorite book ever to be opening sometimes in the fall (you can already see the trailer here.)






































